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Covid-19: Le désespoir des jeunes

Covid-19, le cri de détresse des jeunes

Les témoignages de burn-out étudiant se multiplient sur les réseaux sociaux, RTS, la Matinale du 4 février 2021

"Au CHUV, les hospitalisations en pédopsychiatrie ont augmenté de 60% entre juin et septembre 2020 par rapport à l’année précédente."

Notre jeunesse souffre des restrictions qui la privent de ce qu'elle connaît. La réalité est qu'elle n'est pas préparée à ce monde qu'elle vit comme vide est sans espoir. Un moyen de les soutenir est que nous, les moins jeunes, leur transmettions ce que la vie nous a enseignés.

Chacun, au regard de sa spécialité, s'explique ce que vivent nos jeunes. Du bout de ma lorgnette émotivo-rationnelle, je vois que les jeunes se trouvent confrontés à une situation de vie bien différente de celle qu'ils imaginaient. Ils ne sont pas préparés à cette vie que personne n'avait prévue. Le stress qui apparaît souvent vis-à-vis de l'inconnu est ici renforcé par les énormes conséquences qui en découlent pour une immense majorité de la population et sa longue durée dans le temps.

D'hier à aujourd'hui: Plus vite, plus loin, plus de faux-semblants!

Depuis l'ère industrielle, nos sociétés dites modernes sont dans un mouvement d'augmentation. 

Nous allons de plus en plus loin et de plus en plus vite. Nos moyens de transport vont plus vite plus loin, jusque dans l'espace à des milliers de kilomètres heures.

D'un temps où nous vivions d'une sorte de survie au jour le jour, nous sommes passés à pouvoir nous projeter dans un avenir de plus en plus lointain. D'une vie où nous nous demandions ce que nous pourrions manger demain à aujourd'hui où nous achetons nos billets de concert plus d'une année à l'avance.

D'une époque où nous avions peu de choix, nous sommes dans une époque où nos meubles et habits, notre alimentation et nos métiers se déclinent sous des milliers d'options.

Aujourd'hui nous cliquons et recevons notre sélection en un temps éclaire qui semblerait pour nos ancêtres inimaginables.

Même la réalité peut être de plus en plus augmentée! Lunettes 3D ou autres écrans connectés.

Ces évolutions, nous les vivons chaque jour. Nous nous y habituons car elles surviennent, peu ou prou, petit à petit. Même s'il est vrai que nous nous sentons parfois dépassés -de plus en plus souvent en vieillissant- nous avançons avec l'augmentation de nos possibles et nous nous y habituons. En les faisant nôtre, ils deviennent la norme.

De manière grossière, cette norme est d'être libre de faire ce que nous voulons, quand nous le voulons et comme nous le voulons. 

Les restrictions que nos dirigeants nous imposent vont à l'inverse de ce mouvement d'augmentations. Alors que nous nous sentions libre de faire avec des limites de plus en plus lointaines, voilà que nous nous trouvons limités dans nos choix de consommation. Le problème est que plus nous sommes jeunes, moins nous y sommes habitués! Nos ainés dans les EMS ne se révoltent pas face au quasi emprisonnement qu'ils vivent depuis près d'une année car ils ont connu des temps de contraintes que nos jeunes n'ont pas connus!

Pire encore pour cette jeunesse, ils vivent dans une époque de faux-semblants. L'important n'est pas d'être, mais de paraître. Ils pensaient exister en fonction des "followers" qui les "likent" sur les réseaux dit sociaux. Pour leur malheur, les followers ne sont ni des amis avec qui nous partageons le pain, ni la famille avec qui nous nous situons dans une appartenance!

Confrontés à l'inconnu de ce que les plus jeunent assimilent à un vide, nos jeunes vivent un réel désespoir.

Soulager avec des pensées réalistes

Pour les sortir de ce désespoir, nous les anciens, parents, grands-parents, marraines et parrains, enseignants, oncles et tantes, amis, nous devrons leur parler et pourquoi pas ressortir notre papier à lettre. Après avoir accueilli leur souffrance, il nous faudra -en puisant dans l'histoire et nos vies- les guider à comprendre que si l'avenir est incertain, cela ne signifie pas qu'il est noir. Le temps existe à court, moyen ou long terme et si le court terme peut être relativement prévu, il est beaucoup plus imprévu lorsqu'il devient lointain. Quelles seront les conséquences de cette crise dans 25 ans? Nul ne le sait! La réalité est que si elles pourront être négatives, elles auront autant de chances d'être positives.

Eux qui sont nourri par des médiats à la pensée unique et des influenceurs à l'image stéréotypée, il leur sera profitable de leur parler de l'imperfection du monde. Qu'il est normal de ne pas être parfait. Que si j'aime ma femme, c'est aussi au travers de ses petites imperfections qui me font plus sourire que m'énerver. Qu'en l'acceptant comme cela, je peux accepter que moi aussi je peux être imparfait est aimé.

Nous pourrons aussi leur faire constater que ce temps revenu au minima de tant de choses et un temps qui révèle comment correspondre réellement à nos valeurs. Par exemple: Etre une amie ne se résume pas à aller boire des verres avec elle. L'amie est surtout celle avec qui nous échangeons sur ce que nous vivons, celle avec laquelle nous sommes d'une manière active réellement à son écoute.

Écoutons nos jeunes, accueillons leurs souffrances et parlons leur!

Bernard@TaER.ch